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La Chine restreint la publication de contenus étrangers sur internet

Dés le mois de mars, les entreprises étrangères ne pourront plus distribuer de contenu sur le web en Chine. Leur seule solution consiste à passer par l’intermédiaire d’une entreprise locale qui sera soumise à des règles d’autocensure.

La Chine accroit sa censure sur internet

Sous des motifs de protectionnisme culturel, la Chine prend en réalité des mesures de protectionnisme économique. En effet, les entreprises étrangères ne pourront bientôt plus publier d’œuvres destinées au marché chinois sur le web. Les autorités ont modifié la loi afin d’interdire aux éditeurs étrangers de distribuer eux-mêmes des contenus créatifs en Chine, que ce soit des films, de la musique, des livres, des jeux vidéos ou des dessins animés.

La Chine accroit sa censure sur internet
La Chine accroit sa censure sur internet

 

Ces nouvelles réglementations vont entrer en vigueur en mars 2016. Elles vont remplacer celles adoptées en 2002 lors de l’adhésion de la Chine à l’OMC qui étaient plus permissives. Pékin n’a pas encore détaillé la façon dont cette interdiction sera appliquée, ni à quels sites elle s’imposera. La Chine est déjà l’un des pays qui censurent le plus le web dans le monde, de nombreux sites internet étrangers ne sont pas consultables dans ce pays (Facebook, YouTube, Instagram, Google, Dailymotion…).

Un casse-tête chinois administratif

Les entreprises chinoises qui voudront coopérer avec des éditeurs étrangers devront obtenir une homologation et se plier aux règles déjà existantes. À titre d’exemple concernant les règles existantes, la Chine impose qu’une chanson publiée sur une plateforme de streaming soit d’abord évaluée par ladite plateforme afin de contrôler qu’elle n’enfreigne pas les lois sur les contenus culturels. Si la plateforme ne respecte pas ce cahier des charges, elle perd le droit d’exercer et sa responsabilité pénale est engagée. Cette réglementation incite donc fortement les plateformes à s’autocensurer.

Un casse-tête chinois administratif
Un casse-tête chinois administratif

La nouvelle réglementation a été annoncée par l’AEPPRFT (Administration de l’État pour la Presse, la Publication, la Radio, le Film et la Télévision). Elle vient s’ajouter aux précédentes réglementations qui étaient édictées par le ministère de la Culture chinois. Il est donc probable que les éditeurs soient dans l’obligation d’obtenir deux autorisations pour obtenir la publication d’un contenu étranger. Un véritable casse-tête chinois administratif, en somme.

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