Accueil Sécurité Internet et Ordinateurs San Bernardino : Le FBI a débloqué l’iPhone sans l’aide d’Apple

San Bernardino : Le FBI a débloqué l’iPhone sans l’aide d’Apple

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Le FBI a enfin débloqué l’iPhone 5C d’un des auteurs des attentats de San Bernardino en Californie, Syed Farouk, qui ont fait 14 victimes au mois de décembre dernier. Ils ont également réussi à le déchiffrer sans l’aide d’Apple. Par conséquent, l’injonction faite à Apple d’assister techniquement le FBI a été levée. L’histoire n’est pas finie, car la question de la méthode utilisée par le FBI pour parvenir à ses fins est posée, comme celle des conséquences pour la marque à la pomme.

Qui est le fameux « tiers » qui a débloqué l’iPhone ?

Qui est le fameux « tiers » qui a débloqué l’iPhone ?
Qui est le fameux « tiers » qui a débloqué l’iPhone ?

La procureure fédérale du centre de la Californie, Eileen Decker, a indiqué dans un communiqué que ce déblocage a été réalisé avec l’aide d’un tiers. Dès la semaine dernière, une annonce du FBI indiquait qu’une méthode était testée dans le but de se passer de la coopération d’Apple. De nombreux experts (des anciens d’Apple, un service McAfee, des universitaires…) ont offert leur aide au FBI, mais des rumeurs persistantes affirment que le fameux tiers serait une société israélienne de sécurité appelée Cellebrite, sous contrat exclusif avec l’agence fédérale américaine en 2013.

Quelle méthode a été utilisée ?

Les avis sont divergents concernant la méthode qui a débloqué l’iPhone. Sur son site web, Cellebrite vante les mérites d’UFED (Universal Forensic Extraction Device), sa solution tout-en-un. C’est une grosse mallette semblable à celle d’un film de James Bond qui est capable d’extraire les données de n’importe quel programme ou appareil.

Quelle méthode a été utilisée ?
Quelle méthode a été utilisée ?

Des spécialistes parlent du NAND mirroring, qui peut copier la mémoire Flash NAND et même forcer le système au-delà des dix essais pour le mot de passe. Néanmoins, le blog Errata Security a exprimé ses doutes concernant cette méthode. En effet, celle-ci requiert beaucoup de temps et jusqu’à 100 000 rebootages, par conséquent il n’est pas certain que les composants de l’iPhone aient pu y résister.

Les conséquences pour Apple

Les conséquences pour Apple
Les conséquences pour Apple

Alors que le volet légal se termine pour la marque à la pomme, le volet de la sécurité et de l’image va s’ouvrir. Car si une agence fédérale américaine a débloqué l’iPhone, cela induit qu’il y a une faille et que d’autres personnes peuvent y arriver. Cela démontre une faiblesse chez Apple. Un autre débat, celui sur le chiffrement des données, n’est pas non plus clos. En effet, des affaires similaires sont en cours aujourd’hui, et le dénouement de l’affaire de San Bernardino n’a pas levé le flou juridique. La procédure juridique du gouvernement américain s’est révélée être inadaptée et inefficace.

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