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Une proposition de loi met en danger la confidentialité numérique au Japon

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En juin dernier, la haute cour du Japon a décidé de maintenir le droit du gouvernement de placer les musulmans sous une surveillance radicale. Maintenant, le dénonciateur de renommée mondiale, Edward Snowden, avertit que la nation est au bord de la surveillance de masse, contrairement à tout ce qu’elle a connu auparavant. C’est en raison d’un nouveau projet de loi anti-conspiration proposé qui, combiné aux pouvoirs de surveillance de la NSA, entraîne une catastrophe pour la confidentialité numérique au Japon.

Qu’est-ce que la NSA a à voir avec le Japon ? Vous pourriez peut-être vous poser des questions. Malheureusement, la réponse à cette question est évidente. Depuis 1945, le Japon a dû travailler en étroite collaboration avec les États-Unis. Lorsque le Japon s’est rendu face aux États-Unis (suite aux bombes atomiques qui ont été envoyées sur les villes de Nagasaki et d’Hiroshima), le Japon a accepté l’occupation militaire. En 1952, cette occupation s’est terminée et le Japon a retrouvé sa souveraineté. Cependant, les États-Unis ont maintenu une présence profonde dans le pays, et la NSA s’est implantée dans cette nation du Pacifique.

Confidentialité numérique au Japon : la NSA a arrêté de se cacher

Pendant la majeure partie de son temps au Japon, la NSA a travaillé secrètement, en travaillant dans des affaires avec l’agence de renseignement principale du Japon. Au cours des années, cependant, cette relation a changé et, en 2007, la NSA a arrêté de se cacher en ouvrant un bureau à l’ambassade américaine à Tokyo.

En outre, la NSA exécute un certain nombre d’opérations de surveillance, y compris LADYLOVE qui est situé dans une base aérienne à 400 miles au nord de Tokyo, appelée « Misawa Security Operations Center ».

Confidentialité numérique au Japon - la NSA a arrêter de se cacher
Confidentialité numérique au Japon – la NSA a arrêter de se cacher

Les États-Unis possèdent une série d’antennes qu’elle utilise pour accéder à de vastes quantités de communications par satellite transmises dans la région. Parmi les données recueillies par la NSA, on trouve des données internet, des SMS et des appels téléphoniques. Selon un document daté de mars 2009, un nouveau projet intitulé WORDGOPHER a permis à la NSA d’accéder à « plus de 8 000 signaux sur 16 satellites ciblés ».

De mal en pis

Comme le fait d’être au centre d’une opération massive de surveillance américaine (qui sans doute ciblait ses propres citoyens ainsi que ceux de pays ennemis étrangers) n’était pas suffisant, Snowden a avertit que dorénavant le projet de loi anti-conspiration proposé par le Japon « est le début d’une nouvelle vague de surveillance de masse au Japon ».

Selon Snowden, les droits constitutionnels des citoyens du Japon sont menacés par un outil de collecte de données appelé XKEYSCORE. Ce système a été installé au Japon en 2013 et la NSA admet qu’il permet l’interception de masse de « presque tout ce qu’un utilisateur typique fait sur internet ». La confidentialité numérique au Japon est donc réellement menacée.

Le gouvernement japonais prétend que le projet de loi sera utilisé pour débusquer les terroristes et réprimer les « 277 crimes graves » avant les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Cependant, l’ONU et Snowden ont sonné l’alarme en raison de la nature mal rédigée du projet de loi, ce qui, selon Snowden, pourrait entraîner des abus de la part des renseignements du pays.

Du déjà vu

Snowden a comparé le projet de loi japonais au Patriot Act des États-Unis : il a été adopté à la suite des attentats du 9 septembre sur les Twin Towers à New York. Lorsque cette législation est entrée en vigueur, le gouvernement américain a promis que les pouvoirs « ne seraient pas orientés vers les citoyens ordinaires » et « nous ne sommes intéressés que par la recherche d’al-Qaïda et des terroristes ».

Quelques années plus tard, a déclaré Snowden lors de son entretien, les plus grandes entreprises de télécommunications des États-Unis utilisaient le Patriot Act pour « répertorier les enregistrements téléphoniques de tous les États-Unis et de tous ceux qui en ont accès dans le monde ».

Comme la NSA est connue pour être profondément enracinée dans le pays, il n’est pas étonnant que Snowden soit tellement effrayé par la confidentialité numérique au Japon. L’homme de 33 ans a exhorté le gouvernement japonais à inclure des dispositions solides en matière de droits de l’homme dans le cadre de la législation qui ne sont pas appliquées par les mots des politiciens, mais par les actes des tribunaux.

Comment se protéger ?

La meilleure solution pour garantir sa confidentialité numérique au Japon est un réseau privé virtuel (VPN) comme Hidemyass (lire notre test Hidemyass). Un VPN fournit un cryptage qui brouille le trafic web entrant et sortant d’un abonné. En tant que tels, les VPN sont (sans aucun doute) le meilleur moyen pour les citoyens japonais et les touristes de passage de protéger leur vie privée numérique.

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Les meilleurs VPN utilisent le cryptage OpenVPN de qualité militaire, ce qui signifie que ni les FAI ni le gouvernement ne peuvent voir ce que les utilisateurs VPN font en ligne. En outre, les VPN permettent aux gens de cacher leur adresse IP réelle en faisant semblant d’être dans un autre pays.

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